Le corps sans organes

Dans « Pour en finir avec le jugement de dieu », création radiophonique d’Antonin Artaud enregistrée dans les studios de la radio française entre le 22 et 29 novembre 1947, le poète fou dit ceci : L’homme est malade parce qu’il est mal construit. Il faut se décider à le mettre à nu pour lui … Lire la suite

Epicure, Lettre à Ménécée, extrait

Il est également à considérer que certains d’entre les désirs sont naturels, d’autres vains, et si certains des désirs naturels sont contraignants, d’autres ne sont… que naturels. Parmi les désirs contraignants, certains sont nécessaires au bonheur, d’autres à la tranquillité durable du corps, d’autres à la vie même. Or, une réflexion irréprochable à ce propos … Lire la suite

Malebranche, De la recherche de la vérité

PREFACE L’esprit de l’homme se trouve par sa nature comme situé entre son Créateur et les créatures corporelles ; car, selon saint Augustin, il n’y a rien au-dessus de lui que Dieu, ni rien au-dessous que des corps. Mais comme la grande élévation où il est au-dessus de toutes les choses matérielles n’empêche pas qu’il ne … Lire la suite

Leibniz, Discours de métaphysique

12. ‑ Que les notions qui consistent dans l’étendue enferment quelque chose d’imaginaire et ne sauraient constituer la substance des corps. Mais, pour reprendre le fil de nos considérations, je crois que celui qui méditera sur la nature de la substance, que j’ai expliquée ci-dessus, trouvera que toute la nature du corps ne consiste pas … Lire la suite

Bergson, l’élan vital

Que nous dit en effet l’expérience ? Elle nous montre que la vie de l’âme ou, si vous aimez mieux, la vie de la conscience, est liée à la vie du corps, qu’il y a solidarité entre elles, rien de plus. Mais ce point n’a jamais été contesté par personne, et il y a loin de … Lire la suite

Ethique de Spinoza

Proposition 13 L’objet de l’idée qui constitue l’âme humaine, c’est le corps, en d’autres termes, un certain mode de l’étendue, lequel existe en acte et rien de plus. Démonstration : Si, en effet, le corps n’était pas l’objet de l’âme, les idées des affections du corps ne se trouveraient pas en Dieu, en tant qu’il … Lire la suite

Timée de Platon

Platon, Timée Timée : Disons donc pour quelle cause celui qui a formé le devenir et l’univers l’a formé. Il était bon, et, chez celui qui est bon, il ne naît jamais d’envie pour quoi que ce soit. Exempt d’envie, il a voulu que toutes choses fussent, autant que possible, semblables à lui-même. Que ce … Lire la suite

De l’âme

Aristote, De l’âme introduction Par ailleurs, une difficulté se présente aussi, à propos des passions de l’âme : sont-elles toutes communes à l’être animé ou bien y en a-t-il aussi quelqu’une qui soit propre à l’âme elle-même ? Il est indispensable, mais difficile, d’en avoir une notion juste, même s’il apparaît que, dans la plupart des cas, … Lire la suite

Le dualisme cartésien

Le dualisme cartésien 7. Que nous ne saurions douter sans être, et que cela est la première connaissance certaine qu’on peut acquérir. Pendant que nous rejetons en cette sorte tout ce dont nous pouvons douter, et que nous feignons même qu’il est faux, nous supposons facilement qu’il n’y a point de Dieu, ni de ciel, … Lire la suite