Les mites

Les mites sont des insectes de l’ordre des lépidoptères (papillons) et du sous-ordre des hétérocères. Il s’agit d’un nom vernaculaire, regroupant en français différentes populations ayant en commun leur caractère nuisible pour l’activité humaine :

* des teignes (famille des tinéidés) : mites des vêtements
* des pyrales (famille des pyraloidés), des mites alimentaires, qui inclut la pyrale de la farine.

Mite des vêtements

Bisselliella Tineola, connu sous le nom de la teigne commune des vêtements, ou mite des vêtements, est une espèce de petit papillon de taille variable (environ 1 cm). Il appartient à la famille des Tineidae, et plus précisément de la sous-famille des Tineinae. C’est l’espèce-type du gendre Tineola.
Son nom d’espèce est souvent mal orthographié en biselliella dont par VAG Herrich-Schäffer quand il a établi le genre Tineola en 1853


Habitat, aire de répartition, écologie

La mite des vêtements appartient aux insectes kératophages (bio-décomposeurs capables de dégrader la kératine, une protéine présente dans les poils, plumes et cuticules de nombreux animaux). Ils sont présents dans les nids d’oiseaux où ils se nourrissent des plumes et des restes.
Dans une habitation humaine, ces mites peuvent s’attaquent aux tapis ou habits constitués de fibres d’origine animales, comme la laine ou la soie, et sont donc considérés comme « nuisibles ». Bien qu’appréciant les lieux humides, ayant de très faibles besoins en eau, ils peuvent se développer (plus lentement) dans des lieux très secs .

Son aire de répartition naturelle est l’Eurasie occidentale, mais ce papillon a été transporté par les voyageurs ailleurs sur la planète, dont par exemple en Australie. La présence de l’espèce n’a pas été officiellement enregistrés en France, Grèce, Slovénie et Suisse, bien que cela reflète probablement le manque de données sur les événements plutôt que de l’absence.

Les œufs sont blanchâtres, ovoïdes et mesurent moins de 1 mm (loupe nécessaire). Une femelle en pond plusieurs centaines au cours de sa vie, dans des emplacement lui donnant les meilleures chances de survie. Les oeufs, plus ou moins groupés sont attachés au substrat avec une substance collante. Après l’éclosion, la larve se met immédiatement en quête de nourriture. Elles se transformeront en papillon en moins de deux mois si les conditions sont bonnes, mais peuvent hiberner ou entrer en léthargie durant un certain temps quand ces conditions sont moins bonnes. Elles sont détruites par la congélation ou la chaleur (le four à micro-onde est un moyen d’assainir un tissus, à condition qu’ils ne comporte pas de fils ou de pièces métalliques). De deux mois à deux ans après la ponte, la larve prépare sa mue en tissant un cocon où elle se nymphosera. La larve passe un à deux mois dans son cocon pour puis en émerge à l’état adulte, à la recherche d’un partenaire sexuel pour produire une nouvelle génération.

Alimentation

Ces insectes apprécient la laine, mais aussi le coton, le lin, la soie, les fourrures ou plumes voire les perruques. Des spécimens ont été trouvés dans du son, de la semoule, des farines, biscuits, de la caséine, et des collections d’insectes morts conservés en musées. Dans un cas, des chenilles vivantes de T. bisselliella ont été trouvés dans du sel (le chlorure de sodium ne leur permettait pas de se nourrir, mais ceci témoigne de leur grande résistance).

Les adultes et plus encore les larves sont lucifuges (préfèrent l'[[ombre à la lumière). Alors que de nombreux autres Tineidae sont attirés par la lumière, la mite commune semble préférer les zones sombres ou noires. Les larves sont lucifuges ; Placées dans un lieu bien éclairée, elles vont tenter de gagner les bords de meubles ou de tapis, des fentes de plancher, de moulures sur les bords de pièces à la recherche de zones plus sombres. Elles peuvent se nourrir de poussières contenant des poils.

Les adultes ne semblent pas se nourrir mais consacrer leurs temps à l’accouplement ou à la recherche de lieux de ponte. Ils meurent après s’être reproduits Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, les adultes de T. bisselliella qui sont trouvés sur les tissus ne sont pas en train de les manger, mais d’y pondre ou chercher un lieu de ponte. Seules les larves sont responsables des dégâts observés sur les tissus.

Moyens de lutte

Des tablettes collantes où sont concentrés des phéromones de mites sont commercialisées. Des boules de naphtaline, cancérigène, ont longtemps été utilisées comme antimite. Certains vêtements et tapis sont traités contre les mites pendant leur fabrication.

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