Les lézards

Les lézards sont des petits reptiles de l’ordre des Squamates. Ils partagent le fait d’avoir quatre pattes, des oreilles à tympan apparent sans conduit auditif externe, le corps recouvert d’écailles et la mue. Toutes les espèces ne perdent pas leur queue (autotomie) en cas d’agression et toutes n’ont pas des paupières mobiles comme c’est le cas pour les Gekkonidae et les Xantusiidae.


Un lézard commun de France : le lézard des murailles

Étymologie et usage du mot

Le terme lézard dérive probablement du latin lacertus[1] qui désigne aujourd’hui une famille et un genre particuliers (les Lacertidae et les Lacerta). Diverses espèces peuvent avoir un nom vernaculaire qui contient le terme lézard comme les geckos (lézard vert de Manapany) ou le lézard vert. Cependant ce terme est aussi un terme générique qui regroupe traditionnellement plus particulièrement des espèces de l’infra-ordre les Autarchoglossa présents en Europe mais aussi les geckos, les caméléons et les iguanes. Parmi les espèces Autarchoglossa, certaines espèces ne sont pas, à première vue, considérées comme des lézards car ils ne possèdent pas de pattes, par exemple les orvets, serpents de verre, et les ophisaures. Les espèces d’Autarchoglossa les plus grandes comme les varans ne sont en général pas non plus considérés comme des lézards en raison de leur taille[1].

Le lézard et l’homme

Bien que groupe non monophylétique, c’est-à-dire ne comprenant pas toutes les espèces descendantes de la même espèce, le terme lézard, pour les mêmes espèces qu’en français, existe également dans de nombreuses langues, par exemple l’anglais lizard, en allemand Echsen. Les lézards semblent rarement jouer un rôle symbolique important, sauf pour certaines cultures comme celle des Tarrotarro, un groupe aborigène australien. Les créatures mythologiques les plus proches sont vraisemblablement les dragons.

Les lézards ne sont cependant pas absents des mythes, on les retrouve notamment sur de nombreuses poteries Moche, un ancien peuple du Pérou qui aimait les décorations animalières et a souvent peint des lézards. En Inde, selon la légende du Maharashtra, un varan indien a été utilisé afin de fortifier les murs du fort de Sinhagad avec ses écailles durant la bataille du même nom(en).

Aujourd’hui, les lézards et plus particulièrement les iguanes sont des NAC prisés. Des espèces précises de lézard sont également mangées dans de nombreux pays du monde, par exemple les iguanes verts en Amérique du Sud, les Uromastyx en Afrique du nord par les tribus nomades.

Écosystème

La plupart des lézards sont des carnivores insectivores, mais les plus grandes espèces peuvent aussi consommer de petits reptiles ou mammifères. Certaines espèces consomment également des végétaux (varans, certains caméléons) ou des fruits.

Des observations sur l’évolution des populations de lézards dans différentes régions du monde depuis 1975 ont permis à des herpétologues d’élaborer un modèle d’anticipation : 20% des reptiles pourraient disparaître d’ici 2080 à cause du réchauffement climatique, des températures trop hautes les incitant à rester à l’ombre, ce qui nuit à leur recherche de nourriture. Leur disparition ne proviendrait donc pas de la diminution de leurs habitats mais de l’évolution des températures[2].

Reproduction

La grande majorité des lézards est ovipare, les femelles pondant un nombre variable d’œufs, généralement enterrés ou camouflés, mais il existe des espèces ovovivipares. La quasi-totalité des espèces ne se préoccupe pas des œufs, et aucune des petits, qui sont autonomes à la naissance. Les nouveau-nés peuvent même parfois servir de proies aux membres de leur propre espèce.

Culture et littérature

Le lézard est un poème de Francis Ponge.

Bernhard Schlink est l’auteur d’une nouvelle intitulée « La jeune fille au lézard ».

Le Lézard est une constellation de l’hémisphère nord, située entre Andromède, Cassiopée et le Cygne.

Voir aussi

* Lézard des murailles
* La queue d’un très petit nombre de lézard comparé à l’ensemble des espèces désignées par ce terme sont traversées à intervalles réguliers par des plans d’autotomie, septums concaves vers l’avant coupant toutes les parties molles et le milieu des vertèbres ; des muscles spécialisés brisent l’organe en une zone de moindre résistance, ce qui permet une « autotomie évasive ».

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