L’acromégalie, la maladie d’Antonio Silva

Antonio « Big foot » Silva, né le 14 Septembre 1979 au Brésil (Paraïba), est un pratiquant de combat libre ou MMA brésilien. Il est en concurrence dans la division Heavyweight du Strikeforce. Il a été le premier et dernier champion poids-lourds de l’organisation EliteXC. Silva est atteint d’acromégalie, une maladie provoquant l’élargissement du visage et de différents membres du corps. Il a, à ce jour, remporté des victoires sur de grands noms du MMA comme Fedor Emelianenko, Andrei Arlovski ou encore Ricco Rodriguez.

Acromégalie

L’acromégalie (du grec ἄκρος (akros) « haut » ou « extrême » et de μεγάλος megalos « grand » – agrandissement des extrémités) est un trouble hormonal qui provoque une augmentation anormale de la taille des pieds et des mains et une déformation du visage au fil des années[1].

Il apparaît lorsque la glande hypophyse produit un excès d’hormone de croissance (alias GH)[1]. En général, il s’agit d’un adénome hypophysaire, c’est-à-dire une tumeur bénigne (dérivée des somatotrophes, un type distinct de cellules) qui produit de la GH.

Son évolution est très lente et le diagnostic est souvent retardé. La charge hormonale soumet durement l’organisme et provoque donc une grande fatigue. Le visage est très atteint par le syndrome dysmorphique.

L’excès d’hormone de croissance peut provoquer[1] :

* Diabète
* Hypertension artérielle
* Cyphose cervico-dorsale avec saillie du sternum
* Augmentation du tour de tête, des poignets, des pieds.
* Troubles oculaires[2]

L’acromégalie touche principalement les adultes d’âge moyen et peut entraîner une maladie sérieuse et une mort prématurée. Comme ses symptômes sont insidieux et sa progression lente, l’affection est difficile à détecter dans un stade précoce et passe fréquemment inaperçue pendant de nombreuses années.

Epidémiologie

On estime qu’environ une personne sur 15000 à 25000 est touchée[3]. L’incidence de l’acromégalie est de 3 à 5 nouveaux cas par an et par million d’habitants[3]. Néanmoins, de nombreux cas ne sont pas encore diagnostiqués et n’entrent pas dans ces chiffres.

Causes

Dans 90% des cas, la maladie est causée par une tumeur bénigne sur l’hypophyse[4].

Traitement

Il faut donc diminuer le taux de GH avec des médicaments inhibiteurs de l’hormone de croissance[1]. Sinon, il reste la chirurgie.

Chirurgie

Traitement des adénomes hypophysaires

Il reste le traitement de première intention dans un nombre important de cas. Un certain nombre de lésions ne peuvent en effet pas être traitées de façon médicale. Dans ces cas exceptionnels d’adénomes géants, le traitement consiste en une « chirurgie transfrontale » (atteindre le cerveau en passant par les voies nasales)[1]. Dans la plupart des cas la chirurgie transsphénoïdale permet une exérèse avec succès. Le taux de succès varie en fonction de la taille et du caractère invasif de l’adénome.

Voie d’abord trans-crânienne ptérionale

Elle nécessite la taille d’un volet crânien de trépanation, l’ouverture de la dure-mère. La région opto-chiasmatique est alors découverte et l’adénome est abordé par son pôle supérieur entre les deux nerfs optiques latéralement et le chiasma optique en arrière.

Actuellement elle n’est plus utilisée que dans de rares cas d’adénome présentant des expansions extra-sellaires inaccessibles à la voie transsphénoïdale (latérale vers le lobe temporal ou en arrière vers le clivus) ou dont l’expansion supra-sellaire est séparée de la portion intra-sellaire par un collet rétréci (tumeur en bissac). Les complications de cette chirurgie crânienne consistent en diabète insipide, perte de vision, lésion de l’hypothalamus, hémorragie, méningite, épilepsie.

Voie d’abord transsphénoïdale

Cette voie sous-labiale ou trans-nasale rhinoseptale transsphénoïdale est réalisée sous contrôle télévisé des instruments par amplificateur de brillance. L’adénome est abordé par son pôle inférieur et enlevé sélectivement sous microscope opératoire. Les complications de la voie transsphénoïdale (diabète insipide, infection, fuite de LCR) sont plus rares que la voie crânienne et il n’y a pratiquement pas de complication à caractère esthétique (sauf parfois une chute de la pointe du nez). La voie transsphénoïdale est indiquée dans la grande majorité des adénomes hypophysaires.

Taux de réussite

Le taux de succès chirurgical dépend de nombreux facteurs dont le siège de l’adénome, son volume et son caractère invasif.

* Le syndrome de masse : la décompression de structures opto-chiasmatique est obtenue dans tous les cas sauf de rares exceptions, il en résulte une résolution plus ou moins complète des troubles visuels.
* Le syndrome hormonal (hypersécrétion de GH, de Prolactine et d’ACTH) : selon les cas, est guéri dans plus de 90% des microadénomes. Dans les macroadénomes non-invasifs le taux de succès est voisin de 75%. En cas d’adénomes envahissants le taux de succès n’est plus que de 25% environ.

Médicaments

Deux médications sont utilisées à l’heure actuelle pour traiter l’acromégalie. Celles-ci réduisent tant la sécrétion d’GH que la taille de la tumeur.

* La bromocriptine
* La somatostatine principalement sous forme d’octréotide, une forme synthétique de somatostatine.

Le Pegvisomant, antagoniste de l’hormone de croissance, est également utilisé.


Carrière d’Antonio Silva en MMA

Antonio Silva a combattu dans plusieurs organisations de combat libre comme le Hero’s, le BodogFight, l’Elite Xtreme Combat (où il est devenu champion poids-lourds), et actuellement au Strikeforce. Son record personnel est de 16 victoires et 2 défaites face au main d’Eric Pele et à la décision face à Fabricio Werdum (29-28).

Camp d’entraînement

Il commença son entrainement de MMA en 2005 à la Wolfslair MMA Academy localisée en Angleterre. Il s’entraîne actuellement à l’American Top Team. Et pour son combat contre Fedor où il en est sorti grand vainqueur, il s’est préparé à l’Imperial Athletics gym en Floride.

Elite XC

Le 10 février 2007, Silva fait ses débuts a l’EliteXC: Destiny contre un vétéran de l’UFC, Wesley Correira, qu’il mettre K.O au premier round. Il continua sur la lancée en soumettant par étranglement Jonathan Wiezorek lord de l’EliteXC: Renegade. Sa prochaine victoire se fit contre l’ancien prétendant au titre poids-lourds de l’UFC, Ricco Rodriguez.

Le 26 juillet 2008, Antonio Silva remporta la ceinture Heavyweight de l’EliteXC en battant un vétéran de l’UFC, Justin Eilers.

Plus tard, Bigfoot sera testé positif à la prise d’anabolisant Boldeone, il sera suspendu un an par la commission athlétique de Californie. Son camp réagira en avançant que leur combattant avait pris du Novadex, un booster de testostérone, pour compensé le manque de testostérone causé par l’acromégalie de Silva. Alex Davis, alors manager d’Antonio, dit « Il la traite (sa maladie) »… « Il dépense entre 6000 et 8000 $ juste pour la médecine »… »si nous devions choisir entre la santé d’Antonio ou les règles de la commission athlétique, nous choisirons la santé de notre combattant et ami ».

Sengoku

Après avoir été contrôlé positif par la commission athlétique, Silva signa un contrat au Sengoku 7. Il n’était pas autorisé à combattre au Japon, mais il continua à crier haut et fort qu’il n’avait pas pris de stéroïdes. Le 4 janvier 2009, même sous la pression de la commission athlétique de Californie, Silva combattit au Sengoku face à Yoshihiro « KISS » Nakao qui concédera un abandon suite à un coup de genou dans le premier round.

Il continua son ascension au Sengoku 10, face à Jim York, qu’il soumettra par Arm-triangle choke au premier round après un combat largement dominé par Antonio Silva avec son jeu au sol et un bon ground-and-pound.

Strikeforce

En novembre 2009, Antonio Silva fit ses débuts au Strikeforce face à Fabricio Werdum. Il perdra le combat par décision unanime tout en ayant combattu avec une main fracturée dès le deuxième round. C’est sa deuxième défaite.

Loin d’être abattu par cette défaite, il continua son parcours au Strikeforce face à Andrei Arlovski, où il gagnera par décision. Après sa première victoire au Strikeforce, Bigfoot était destiné a combattre face à Valentjin Overeem, mais ce dernier ne pu signé le combat à cause d’une blessure. Ce fut donc Mike Kyle qui remplaça Valentjin. Dans le premier round, Silva se fit surprendre par un punch de Kyle qui l’obligea à défendre le ground-and-pound pendant tout le premier round. Mais dans la seconde reprise, Silva réussit à prendre une position dite « montée » et terrassa Mike Kyle grâce à son GnP jusqu’à l’arrêt de l’arbitre gagnant alors par TKO.

En 2011, le Strikeforce organise un tournoi de poids-lourds où Silva est confronté à Fedor pour les quarts de finales. Il est donné perdant comme pour chaque adversaire de Fedor. Mais ce soir, l’avis de tous et la carrière de SIlva va changer puisqu’il détruira Fedor le 12 février 2011 toujours grâce à un ground-and-pound dévastateur au second round. L’œil de Fedor fut tellement endommagé que le médecin signala à l’arbitre l’abandon du coin de Fedor. C’est à l’heure actuelle la plus grande victoire d’Antonio « Bigfoot » Silva.

Grâce à sa victoire lors des quarts de finales du tournoi Strikeforce, Antonio affrontera Sergei Kharitonov pour les demi-finales.

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  1. […] le soumet par guillotine au premier round. Il continu sur sa lancée et gagne par décision face à Antonio Silva lors du Strikeforce: Fedor vs. […]



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