La photographie post-mortem était une pratique courante au XIXème siècle. Elle consistait a donner aux morts l’apparence de vivants, et de les faire poser avec leur famille, ou leurs proches, ou seuls dans un contexte qui pouvait rappeler certains traits de leur personnalité. La technique utilisée par les photographes de l’époque était celle du [[daguerréotype]]. Le corps du mort était donc habillé d’une certaine façon et mis en scène dans un certain décorum. Il était souvent disposé sur une chaise, de manière plus ou moins droites et certaines mises en scènes les plus réussies arrivaient a faire tenir le corps debout, ou du moins a en donner l’illusion.
On peut voir sur certaines photographies l’expression de dégout qui se dégage des vivants contraints de poser en compagnie d’un mort. On peut imaginer que les techniques de conservation des corps n’étaient pas forcément appliquées, et que l’odeur devait parfois être assez incommodante. Les photographes ne devaient pas être ravis non plus, comme le confie Eugène Disdéri.
Voici quelques exemples: